La micro-entreprise : une solution pragmatique pour Daniel Boccardi

Nous sommes entrés dans un monde où la révolution numérique, le développement des nouvelles technologies, l’automatisation des tâches, l’intelligence artificielle, impactent fondamentalement l’organisation du travail et la place de l’homme dans l’entreprise. Dans les mois qui viennent, le statut même de salarié, du moins tel que nous le connaissons aujourd’hui, aura encore considérablement évolué. Nous constatons tous les jours dans nos entreprises, de plus en plus d’appels à la sous-traitance, au management de transition, au recours à des prestataires externes spécialisés pour des missions ponctuelles ou de courte durée.

Soyons réalistes, il y a donc peu de chances pour que le chômage de masse ne diminue rapidement.

Mais moins d’emploi ne veut pas dire pas dire moins de travail.

Il nous faut simplement être capable d’anticiper et d’imaginer des solutions alternatives, efficaces et pragmatiques, en encourageant davantage l’envie d’entreprendre, en facilitant la création d’activités entrepreneuriales individuelles, en favorisant l’économie de proximité, génératrice d’emplois et généralement non délocalisables,

Cela peut être, du petit commerce ou de l’artisanat, du service à la personne, de la main d’œuvre spécialisée ou non, de la compétence intellectuelle, informatique, touristique, de l’innovation … et la micro-entreprise s’avère être une alternative réaliste et réalisable.

Le rôle de l’Institut de Microfinance Créa-Sol est justement d’apporter une réponse concrète à ces porteurs de projets qui refusent l’idée d’un chômage de longue durée, en les aidant à créer et à financer leur micro-entreprise, générant dans un premier temps leur propre emploi et bien d’autres par la suite.

Près de 80 % des créateurs que nous avons financés à ce jour étaient des demandeurs d’emplois et bien évidemment ne trouvaient pas de réponse dans le circuit bancaire classique pour financer leur projet. Aujourd’hui ce sont autant de chômeurs en moins, autant de créateurs motivés qui ont concrétisé leur envie de s’en sortir, qui ont retrouvé leur dignité, qui créent de l’activité et donc de la richesse, qui sont devenus à leur tour des acteurs économiques locaux et qui contribuent à la cohésion sociale de leur territoire.

En érigeant la micro-entreprise en vecteur de développement économique, nous avons positionné l’IMF Créa-Sol comme un acteur de la lutte contre le chômage, ou plutôt de la création d’emplois, et toutes les actions que nous entreprenons convergent naturellement vers cet objectif.

Daniel BOCCARDI
Président de l’Institut de Microfinance Créa-Sol